Alice au Pays de Burton

09 mars 2010 | par Eden Turbide
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Inspiré de l’œuvre de Lewis Caroll, ce Alice au Pays des Merveilles façon Tim Burton prend vie sous les traits de Mia Wasikowska, Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Anne Hathaway et plusieurs autres.

Sans surprise, la force du film se trouve dans ses décors. Les bandes-annonces et les affiches nous en donnaient un aperçu, mais ce ne rien en comparaison de ce à quoi l’on a droit. Tim Burton fait de l’univers de Lewis Caroll le sien et nous expose sa vision; sombre et baroque, comme toujours. On se prend à regretter de ne pas demeurer plus longtemps là-bas.

Autre point fort du long métrage, ses personnages marginaux. Leurs costumes, leurs tics, tous cadrent parfaitement avec le monde éclaté d’Alice. Le Chapelier Fou (Johnny Depp), tout particulièrement, est attachant dans sa folie douce. Mention honorable également à Helena Bonham Carter pour son rôle de la Reine de Cœur, on aimerait qu’elle ait davantage de place ici. Quant aux autres, ils sont tous très intéressants, mais trop peu exploité pour pouvoir rivaliser avec le Chapelier ou la Reine.

En fait, le personnage le moins captivant est celui d’Alice, car elle représente la normalité là où elle n’a pas lieu d’être. Mais malgré tout, elle demeure une héroïne tout à fait respectable.

Petite déception, l’intrigue un peu trop simpliste et, de ce fait, pas véritablement adapté au burlesque du Pays des Merveilles. L’histoire d’une élue – Alice – qui doit vaincre le grand méchant tyran – la Reine Rouge – selon les dires d’une prophétie et ce grâce à une épée spécifique. Rien de bien novateur là-dedans. Cependant, il faut admettre que le tout est bien mené. Tim Burton parvient à ne pas nous laisser l’impression désagréable d’un énième récit d’heroic fantasy.

Par contre, il y a un autre sentiment qui nous turlupine à l’apparition du générique : le film est trop court. L’univers de Caroll est si riche, plein de potentiel, que même le talent de Burton ne peut raconter le tout sans mettre de côté de précieux détails. Ainsi, on arrive au bout des 1h49 minutes légèrement déçu que l’aventure prenne fin aussi rapidement.

Mais qu’à cela ne tienne, Alice au Pays des Merveilles vaut le détour, ne serait-ce que pour la magnificence des ses décors, ses costumes et ses protagonistes.

Publié le 09 mars 2010 dans: Science-fiction

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Eden Turbide

Née le 16 novembre 1991, Eden Turbide termine ses quatrième et cinquième années du secondaire par correspondance tout en menant de front une formation professionnel en Secretériat.

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