Avec le temps...

09 mars 2010 | par Coulombe Martin
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Après 24 ans de succès international, The Legend of Zelda n’a plus besoin de présentation. Créé par Shigeru Miyamoto, cette série de jeux vidéo fait le bonheur des joueurs depuis plus de deux décennies sans trop s’éloigner de la formule gagnante qui a fait son succès : une jeune princesse en détresse, un être malveillant voulant s’emparer d’une relique sacrée et un jeune homme vêtu de vert, épée à la main, prêt à combattre les forces du mal afin de sauver le monde.

Premier titre de la série pour la DS, Phantom Hourglass est une suite au populaire Wind Waker, titre préalablement parue sur la GameCube en 2003. On retrouve Link, Tetra et sa bande de pirates, toujours occupés à sillonner l’océan à la recherche de trésors. La quête aux trésors n’est que de courte durée lorsque l’équipage rencontre le Navire fantôme (Ghost Ship) et que Tetra disparaît à son bord. Link se lance à sa poursuite, mais l’acte héroïque de ce-dernier n’a pas l’effet escompté alors qu’il tombe à l’eau et échoue sur la plage d’une petite île inconnue. Réveillé par une fée du nom de Ciela, Link rencontre ensuite le «grand-père» de celle-ci, un vieil homme du nom d’Oshus, qui désire aider le jeune aventurier à libérer Tetra des griffes du Navire fantôme. Mais pour venir à la rescousse de son amie, Link doit d’abord demander l’aide du capitaine Linebeck et de son navire afin de pouvoir se lancer à la poursuite du terrible vaisseau hanté.

Si une chose est sûre avec Phantom Hourglass, c’est que Nintendo n’ose pas trop déroger de la formule qui a servit de base aux titres précédents. L’innovation ici passe principalement via la console sur laquelle le titre est joué. L’utilisation des deux écrans de la DS, dont celui tactile, ainsi que du microphone donne un vent de fraîcheur nécessaire à une expérience qui a tout du déjà-vu.

Car si ce n’est de la résolution de puzzles utilisant ces nouveaux outils, le reste du jeu ne réserve pas de grandes surprises pour quiconque a joué aux titres précédents de la série. Les trois donjons réglementaires de base sont au rendez-vous, tous comme les divers objets-clés tel le boomerang et le marteau. Par contre, c’est la façon de traverser ces donjons et la manière d’utiliser ces objets qui différencie ce titre des précédents jeux. C’est lors de ces moments que Phantom Hourglass brille et nul ne doute que vous aurez le sourire aux lèvres en y jouant. Souffler dans le microphone pour éteindre des bougies ou établir un parcours pour le boomerang avec le stylet sont des activités des plus amusantes. Cependant, on n’est moins convaincu lorsqu’il s’agit de crier dans le microphone pour surprendre un personnage. En autobus ou dans le métro, on imagine mal un joueur risquer de se faire dévisager en hurlant sur sa DS.

Bien qu’ils soient les chefs de file en matière d’innovation au niveau de leurs consoles, Nintendo semble faire du surplace avec la plupart de ses franchises depuis quelques années. Après la révolution que fut Ocarina of Time en 1998, les titres subséquents de la franchise Zelda n’ont été que des imitations de ce succès, mis à part quelques changements subtils ici et là. Bien que Majora’s Mask était doté d’un système unique pour contrôler le temps et que Wind Waker était un véritable bijou visuel avec son style «cel-shading», ces titres nous ont pourtant tous donnés l’impression de jouer au même jeu. Il en est de même pour Phantom Hourglass.

Il est cependant impossible de nier que chacun de ces titres nous aient procurés des expériences de jeu satisfaisantes et amusantes. Malgré tous les reproches que l’on peut faire au niveau de l’originalité, il reste que chaque titre de la série Zelda est assuré d’être un jeu léché dont le niveau de qualité est indéniable. On vous suggère d’ailleurs de tout cœur de vous procurer Phantom Hourglass si vous êtes fan de cette série et propriétaire d’une DS. Mais on ne peut qu’espérer que Nintendo saura réinventer sa franchise au cours des prochaines années, un peu comme ce fut le cas en 1998.

Publié le 09 mars 2010 dans: Jeux Vidéos

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Coulombe Martin

Né en 1985 avec une imagination débordante qui fut nourrie par les nombreuses des mondes étranges créés par le Nintendo Entertainment System, je tente désormais de laisser libre cours à celle-ci à travers le monde des arts.

Étudiant en Design graphique à l'Université Laval, je continue de nourrir mon ...

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