C’est Noël (car il pleut dans mon Reader)

02 septembre 2009 | par Caroline Allard
visuel de l'article

« Ho, ho, ho! »

Oooooh… Vous avez entendu ça, les amis? C’est le cri du Père Noël! C’est le signal qu’il est passé par la cheminée et a mis des livres dans mon Reader! Bon, je vous le dis tout de suite, dans ce cas-ci, le Père Noël, c’est Archambault qui m’a permis de télécharger quelques bouquins à partir de jelis.ca. Inutile de faire cette tête, vous savez bien que le vrai bonhomme rouge, il n’existe pas.

Cette semaine, je vous parle du téléchargement sur le Reader.

D’abord, il faut le dire, c’est super facile. Il a d’abord fallu que je m’inscrive sur le site d’Adobe pour autoriser mon ordinateur à télécharger les livres édités en France, pour des questions de gestion des droits numériques (j’en glisse un petit mot à la fin de ce billet). Une fois l’inscription faite sur le site d’Adobe, c’était parti, mon kiki. Et lorsque les livres ont été achetés et téléchargés sur l’ordi, suffit de les faire glisser avec la souris dans la eBook Library ou dans le Reader et le tour est joué. Il est possible de synchroniser les bibliothèques du Reader et de l’ordinateur facilement (cette synchronisation se fait automatiquement avec le Reader dans sa version touch screen, y paraît. Mais moi, je sais pas, y m’ont pas donné le touch screen, damn!).

Je vous l’avoue, en magasinant mes livres, j’ai d’abord fait ma « Mère indigne ». En effet, j’ai choisi plein de livres pour enfants (dont Fascination et Tentation de Stephanie Meyer, que me réclamait ma fille aînée – que voulez-vous, on n’a plus les enfants qu’on avait, ou peut-être qu’ils grandissent? Mon Dieu, j’aurais dû prévoir ça). En quoi est-ce que me procurer des livres pour enfants est indigne? Voyez-vous, en manipulant le Reader, j’ai tout de suite pensé à la voiture… Un petit moment d’ennui, on a oublié d’apporter les livres en papier, et hop, on lance la bête électronique sur la banquette arrière, et l’Univers retrouve son harmonie. À condition de ne pas avoir oublié le Reader aussi…!

En faisant mes expériences de téléchargement, j’ai remarqué un truc très chouette : on peut télécharger n’importe quel fichier pdf sur le Reader. Quand j’étais étudiante en philo, j’aurais pu y stocker tous les articles que j’avais à lire pour ma thèse, travailler 24 heures sur 24 et ainsi la terminer dans les temps. Je le jure! Enfin, quoi qu’il en soir, hier, me sentant nostalgique, j’ai bel et bien téléchargé un texte de philo en format pdf sur mon Reader. J’ai aussi pu y transférer la nouvelle que je viens de terminer. Comme ça, je peux embêter tout le monde en la leur faisant lire. Et même, sans faire exprès, j’y ai téléchargé un document Word que le Reader a ensuite formaté automatiquement pour en permettre la lecture sur ce support.

Un mot, en terminant, sur la protection des documents téléchargés – en tant qu’auteure, une question sensible! Les systèmes français et québécois divergent à cet égard; l’agrégateur français Numilog protège les livres vendus avec le système DRM, alors que l’agrégateur québécois (encore orphelin de nom) les protège par tatouage numérique. Jelis.ca vend des livres d’éditeurs français et québécois via ces agrégateurs, et transmet donc à l’usager des documents dotés d’un type ou l’autre de protection. Le DRM limite les possibilités de transfert; frustrant pour l’utilisateur, comme les familiers d’iTunes s’en plaignaient jusqu’à récemment. Pour sa part, le tatouage numérique est plus flexible et permet de copier les livres sur n’importe quel type de support adapté. Au bas des pages du document sont inscrits le nom et le numéro de commande de l’acheteur. Impossible à enlever, cette inscription permettrait en théorie de savoir qui est à la source des copies piratées. ITunes a choisi le tatouage numérique pour remplacer le DRM – et l’industrie du livre numérique sera sans doute, elle aussi, confrontée aux mêmes questions que l’industrie musicale à ce sujet, soit jusqu’à quel point une inscription du genre peut servir de preuve réelle qu’un individu a voulu pirater un document.

Sur ce, je vous quitte. J’ai assez téléchargé de comtesse de Ségur. M’en vais voir dans la librairie en ligne de Sony (directement accessible de ma librairie, comme le iTunes Store à partie de iTunes) combien ils vendent The Best American Erotica 2003 – y’a Chuck Palahniuk qui joue dedans.

P.S. Ne manquez pas la discussion qui a cours sur le blogue de Gilles Herman, mon éditeur chez Septentrion, qui publie ces jours-ci une série de billets sur le livre numérique. Et merci à Gilles pour ses patientes explications sur les agrégateurs et les systèmes de protection!

Caroline Allard

Publié le 02 septembre 2009 dans: Autre

Share

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

À propos du blogueur

Pochette
Caroline Allard

Auteure des Chroniques d'une mère indigne, tome 1 et 2, et porte-parole du Grand Prix Littéraire Archambault ainsi que du Grand Prix de la Relève Littéraire Archambault.

Billet(s) récent(s) du blogueur

Archive(s) mensuelle(s) du blogueur