
Un retour nostalgique dans le passé…
Pour le premier de deux concerts, à guichets fermés, la légendaire formation Chigaco avait convié ses nombreux admirateurs au Théâtre St-Denis. Retrouvailles attendues avec les Montréalais, après de nombreuses années d’absence, les membres de la troupe séduisirent d’emblée l’assistance. En l’espace de cinq décennies, le célèbre groupe rock, qui a vu le jour dans la « ville des vents », s’est construit un parcours musical prolifique. Avec ses 47 albums certifiés or ou platine, l’orchestre a livré certains de ses plus grands succès devant une imposante cohorte de baby-boomers.
Avant que les artistes fassent leur entrée sur le podium, une voix hors champ s’est fait entendre : « Ladies and gentlemen, please welcome Chicago! » Accueillis par des applaudissements, les fondateurs Robert Lamm (chanteur, claviériste), James Pankow (tromboniste), Lee Loughnane (trompettiste) et Walter Parazaider (saxophoniste) et leurs acolytes ont réchauffé l’atmosphère. Généreux sur scène, performants et charismatiques, les musiciens ont interprété d’innombrables classiques. Entre autres, les titres Ballet For a Girl In Buchannon, Does Anybody Really Know What Time It Is, Dialogue, Alive Again, Call on Me et Old Days furent appréciées. Puis, Loughnane a annoncé l’indémodable chanson If You Leave Me Now qui catapulta Chicago au sommet de la gloire, en 1976. Vinrent le doublé I've Been Searching So Long et Mongonucleosis, des morceaux empreints de sensualité. Considéré comme la nouvelle voix de l’ensemble, Jason Scheff s’en est donné à cœur joie en entonnant Hard Habit to Break et You're the Inspiration, des ballades sirupeuses. Ensuite, le chanteur-claviériste Lamm s’est adressé à l’auditoire pour présenter ses comparses. Dès les premières notes de la pièce intemporelle Beginnings, des dizaines de spectatrices se sont levées de leur siège pour se trémousser. Une version plus courte de I’m a Man a également été offerte. Avec une ambiance disco, la représentation se poursuivit sur Street Player. Complices, les deux batteurs se sont lancés dans un solo bref et sensuel sur Just You 'N' Me, une mélodie jazzée. Durant l’air de l’incontournable Saturday in the Park, une véritable explosion de joie résonna dans la salle. Tout en douceur, la populaire composition Hard To Say I'm Sorry a été jouée avant Feelin’ Stronger Every Day. En rappel, ce fut l’œuvre 25 or 6 to 4 qui mit fin au spectacle.
Exceptionnels, ces instrumentistes ont distillé un rock bien senti lorsqu’ils jouèrent leurs riffs incisifs ainsi que leurs arrangements de cuivres étincelants.
Après 45 ans de carrière, Chicago soulève toujours la passion !

Publié le 21 février 2012 dans: Rock
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