Dernière chronique exclusive sur le E-Reader

16 septembre 2009 | par Caroline Allard
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Mesdames et Messieurs, chers auditeurs du réseau Radio-Nouvelles-24heures-Qu’est-ce qu’on s’amuse, bienvenue à cette conférence de presse exclusive retransmise en direct de la salle Toutankhamon de la grande Pyramide d’Égypte à Las Vegas. C’est ici que Caroline Allard conclura le récit de ses aventures avec le Reader de Sony, en répondant à toutes les questions des journalistes. Des représentants des médias provenant de partout sur la planète, et même au-delà, sont réunis ici afin de lui poser toutes les questions qui leur viennent à l’esprit.

Caroline Allard – Allez-y, mes braves, je suis prête. (Sur son fil Twitter, le journaliste du Honolulu Star Maker inscrit furieusement « SCOOP : Caroline Allard avoue être prête à tout! »)

Journaliste du Quito Quarterly – En gros, Madame Allard, avez-vous aimé votre expérience avec le Reader?

C.A. – Les quelques fois où j’ai pu le subtiliser à mon entourage subjugué, oui, j’ai beaucoup aimé. (Sur son fil Twitter, le journaliste du Honolulu Star Maker inscrit furieusement « Caroline Allard vide son sac : elle a volé le Reader! »)

Journaliste du Ouagadougou Post – La lecture avec le Reader est-elle bien différente de la lecture dans un livre papier?

C.A. – Elle exige, elle aussi, la maîtrise de certaines notions de base, comme par exemple reconnaître les lettres de l’alphabet et les mots formés par celles-ci. Par contre, une fois passée la surprise de ne plus avoir à coincer le bord de mon livre sous mon assiette lorsque je veux continuer à lire en mangeant, le fait que le livre ne soit pas en papier n’a pas vraiment d’importance pour moi. (Sur son fil Twitter, le journaliste du Honolulu Star Maker inscrit furieusement « Caroline Allard se confie : ‘Pour moi, plus rien n’a d’importance’. »)

Journaliste du Joliette Monitor – Qu’avez-vous préféré du Reader de Sony?

C.A. – Sa légèreté, sa facilité d’utilisation, sa batterie d’une durée de vie étonnamment longue, sa capacité à occuper mes enfants pendant plusieurs heures de suite, et finalement, son fini argenté hyper sexy qui s’agence à merveille avec ma repousse de cheveux blancs. (Sur son fil Twitter, le journaliste du Honolulu Star Maker inscrit furieusement « Caroline Allard révèle tout sur son refus de vieillir! Sa repousse au banc des accusés ».)

Représentant du Papineau Daily – Madame Allard, y a-t-il au contraire des éléments que vous souhaiteriez voir s’améliorer dans le Reader?

C.A. – Ben, je ne sais pas si c’est technologiquement possible, mais ce serait bien de pouvoir ajuster le contraste entre le fond de la page et le texte. Pâlir la page, foncer les lettres, vous voyez ce que je veux dire. Remarquez, c’est peut-être seulement que je n’ai pas trouvé le piton pour le faire. (Sur son fil Twitter, le journaliste du Honolulu Star Maker inscrit furieusement « On a confié un Reader à une illettrée technologique qui n’a peut-être pas trouvé le piton! »)

Journaliste du Jupiter Herald – Madame Allard, quel est votre regret dans toute cette aventure?

C.A. – Je m’en veux d’avoir parlé de mon costume d’infirmière dans le billet précédent. Maintenant, mes filles le cherchent partout. (Sur son fil Twitter, le journaliste du Honolulu Star Maker inscrit furieusement « SCANDALE! Chez Caroline Allard, c’est l’Halloween tous les jours! »)

Mesdames et Messieurs, c’est ici que se termine cette conférence de presse. On me signale que Madame Allard part pour un séjour impromptu à Honolulu, où des milliers de fans de la dernière heure se bousculent pour en savoir plus long sur la vie trépidante de cette mère de famille. Mais restez à l’écoute du réseau Radio-Nouvelles-24heures-Qu’est-ce qu’on s’amuse! Après la pause, Guy de La Roche Papier Ciseau décortique avec nous les prédictions futurologiques que ce coquin de Goethe a disséminées un peu partout dans Les souffrances du jeune Werther.

Publié le 16 septembre 2009 dans: Autre

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4 commentaires

Par Mario Aguirre le 17 septembre 2009
Je ne veux pas être plate ni passer pour un puriste de la langue mais, de la même manière qu'au Québec on ne dit pas "mail" mais "courriel", ne devrait-on pas appeler le "reader" par le nom qui lui correspond dans le jargon informatique québécois c'est à dire "livrel"?
Par Soizic le 17 septembre 2009
Intéressant débat sémantique! Tu n'es pas plate Mario, cependant ce sont des anglos qui ont créé ces joujous et ... ils sont leur petit nom écrit partout... readers! par contre oui, on pourrait au moins parler de la machine comme des livrels... j'aime assez*
Par Caroline le 17 septembre 2009
Mario: oui, j'hésitais à dire livrel ou liseuse, et j'ai évité de choisir non pas en utilisant le mot anglais mais en utilisant le nom de la marque (comme j'aurais dit Toyota au lieu de voiture). Par contre, c'est vrai que ça porte à confusion! Livrel ce sera, dorénavant. :-)
Par JPMartineau le 26 septembre 2009
Livrel. La traduction officielle de e-book est Livre Électronique. Ça fait un beau portmanteau, eeh, mot-valise. Je ne comprends pas. L'anglais empunte porte-manteau du français, lui colle un sens différent, et nous, au lieu d'utiliser le même mot, on décide d'utiliser un autre mot: mot-valise. Et "reader" c'est déjà lecteur selon l'OLF. Mais en français c'est ambigu parce que on utilise déjà lecteur pour désigner plein d'appareils qui sont, en anglais, des "player".

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À propos du blogueur

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Caroline Allard

Auteure des Chroniques d'une mère indigne, tome 1 et 2, et porte-parole du Grand Prix Littéraire Archambault ainsi que du Grand Prix de la Relève Littéraire Archambault.

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