
L’univers des collèges privés est désormais envahi par l’imagination de Matthieu Simard. Entre fiction et réalité, la magie opère très bien.
Étant de ceux nés avant la mort d’Elvis, je n’ai pas eu le choix de grandir avec les livres de La courte échelle. De jolis romans bien écrits et intelligents qui initiaient les jeunes à la lecture. Je passais donc mon temps entre ces livres et mes bédés préférées, soit Tintin, Astérix, Gaston Lagaffe et bien d’autres.
Avec Pavel, La courte échelle réunit le meilleur des deux mondes de mon enfance, car c’est intelligent et ça se lit aussi vite qu’une bédé! Car le roman Pavel est publié en épisode dans la collection… « Epizzod ». Ce qui nous donne un roman jeunesse qui se dévore le long d’un trajet de métro ou d’autobus.
L’auteur, Matthieu Simard, s’est fait connaître par ses romans destinés aux jeunes adultes (Ça sent la coupe, Douce Moitié, etc). Il a une écriture rafraîchissante, spontanée et bien punchée. Sans vouloir m’attirer de briques de personne, je compare l’écriture de Simard à celle de Stéphane Dompierre, un autre auteur que j’aime bien.
Son style s’adapte donc parfaitement aux livres jeunesse et je retrouve dans Pavel la magie qui m’habitait tandis que j’avais les bras trop longs et la voix qui muait. Une belle découverte qui nous donne à espérer que La courte échelle continue cette belle initiative qu’est « Epizzod ».
Vous pouvez visionner une vidéo de l'auteur qui commente le dernier volume sur le site de Epizzod
Publié le 05 janvier 2009 dans: Littérature québécoise, Jeunesse
Amoureux de la parenthèse (ben quoi?!) et scénariste vivant à Montréal (très creux dans l’Est, mais c’est encore Montréal)
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