Gorillaz - Plastic Beach: Escapade dans un monde plein de surprises

09 mars 2010 | par Jimmy Chartrand
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Fan de Gorillaz ou pas, on ne peut en aucun cas nier à quel point Plastic Beach, leur troisième opus après plus de cinq ans d'absence, est excellent. Critique de ce "must-have" qui sort le mardi 9 mars prochain. Ça sent le printemps!

Je dois avouer ne m'être jamais penché sur le cas de Gorillaz, ce groupe "virtuel" et fictif créé par Damon Albarn, lui-même du groupe Blur. Oui, je connaissais les alter-ego animés caractéristiques et les plus grands succès du groupe, de Feel Good Inc. à Dare, en passant par Clint Eastwood et 19-2000, mais ça s'arrêtait là.

C'est après un très accrocheur vidéoclip pour l'excellente Stylo (mettant en vedette Bruce Willis!) que je me suis lancé dans l'écoute de ce Plastic Beach. Et bien, autant me confesser tout de suite, depuis une semaine je n'ose plus quitter ce monde extraordinaire où les surprises musicales s'enchaînent à notre plus grand bonheur.

Après une ouverture orchestrale de haut calibre mêlée aux bruits significatifs d'une plage imaginaire, on ne perd pas de temps pour nous inviter galamment avec "Welcome to the World of the Plastic Beach" featuring Snoop Dogg. Ce qui s'ensuivra, si on ose bien pénétrer dans leur imaginaire semi-écolo et semi-pollué, sera une envolée mémorable dans une grande heure de musique où chaque instant aura son mérite.

Les très nombreuses collaborations enrichissent de beaucoup cet univers où tout semble se fusionner à son meilleur (on compte pas moins de quinze collaborations dont les Mos Def, Bobby Womack et le groupe Little Dragon). Des rythmes arabes au rap, en passant par le groove, le pop, l'électro et bien d'autres, on se faufile à des kilomètres plus loin que les simples rythmes dansants ou le hip hop bien fait et autres types de pièces qu'ils présentaient il y a de cela de très nombreuses années.

Le "faux-groupe" fait preuve d'une maturité musicale totalement impressionnante qui prouve et justifie constamment sa pertinence. La subtilité des arrangements égaye l'oreille en n'arrêtant plus de nous satisfaire.

Inermèdes empruntés à une autre époque, voix aggravées ou diminuées, échos, rires démoniaques, orchestres, nommez-les,

Si on ne retrouve pas de grands hits radiophoniques, on trouve un nombre étonnant de pièces accrocheuses qui auront tôt fait de tourner en boucle.

De l'électrisante et hautement impressionnante White Flag à l'enjouée Sweepstakes, aux pièces plus ambiantes comme Superfast Jellyfish, Some Kind of Nature, Rhinestone Eyes ou Broken, on ne manque pas de s'envoler avec les sublimes Empire Ants, On Melancholy Hills et To Binge ou de complètement se laisser aller sur Glitter Freeze. En guise de retour au calme, la méditative Cloud of Unknowing s'éloigne du reggae expérimental plus soutenu de la pièce titre Plastic Beach, en ne manquant pas d'accorder une importance marquée aux silences et au tempo.

En somme, pour clore cette longue expérience sans temps morts en beauté, lorsque les sonorités de la plage se font réentendre au tout début de la pièce de fermeture, on s'avère déjà vaincu face au haut degré de satisfaction que l'album aura offert, tout en se promettant sans l'ombre d'un doute qu'aussitôt terminé, on se relancera à nouveau sans hésiter dans cet incroyable univers que Gorillaz présente avec la plus grande offrande de générosité. Déjà parmi les plus grands coups musicaux de l'année. Extraordinaire.

À noter que l'album, autant la version standard que l'édition avec DVD, est en Prix choc de mardi à jeudi.

Publié le 09 mars 2010 dans: Pop, Rock

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À propos du blogueur

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Jimmy Chartrand

Étudiant en cinéma, je suis passionné de culture et cherche toujours à approfondir mes connaissances face à ce milieu. Toujours en quête d'expériences nouvelles qui sauront autant m'émerveiller que me choquer.

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