L'Ami Allemand

10 décembre 2009 | par Tremblay Jean-François
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À la fois drame policier, histoire d'amour et reconstitution historique, The Good German de Joseph Kanon a de quoi plaire à tous et saura vous tenir en haleine jusqu'à la toute fin.

The Good German est un roman publié en 2001 par Joseph Kanon.

Il s’agit d’une fiction, qui raconte l’histoire d’un journaliste américain, Jake Geismar, envoyé à Berlin en juillet 1945 pour couvrir la conférence de Potsdam.

Jake, qui a déjà vécu à Berlin à la fin des années 30 et qui a vécu une aventure avec Lena Brandt, une femme allemande mariée à un prolifique scientifique, revient à Berlin avec l’idée de retrouver Lena, son grand amour. Est-elle morte? A-t-elle survécu?

Cette recherche mènera Jake au coeur d’une histoire de meurtre et de corruption, beaucoup plus complexe qu’elle ne le semble à prime abord, à laquelle allemands, russes, anglais et américains sont mêlés.

Le roman est à la fois une histoire d’amour, un drame policier et une reconstitution historique.

J’ai beaucoup aimé le style de Kanon, qui recrée Berlin en 1945 avec – dit-on – une très grande précision. L’enquête menée par le personnage de Jake le mènera dans tous les coins de la ville, et bien que je n’y suis jamais allé, j’ai l’impression d’y avoir passé beaucoup de temps, du moins dans ce qu’elle était à la fin de la guerre.

Berlin était une ville détruite, en ruines, dans laquelle les russes pillaient et étaient impliqués dans le marché noir, les américains imposaient leur conception de la “justice”, et les allemands vivaient dans la culpabilité, la détresse et la peur.

Qui est bon, qui est mauvais? C’est la question que pose le roman. En temps de guerre, que feriez-vous pour survivre? Vos actions feraient-elles de vous quelqu’un de bon ou de mauvais? Comment pourrions-nous vous juger?

Que seriez-vous prêts à faire pour sauver un père, une mère, un amoureux, un enfant?

Le roman est rempli de zones grises, de personnages ni blancs ni noirs, qui tentent de vivre avec le poids de cette guerre qui est à peine finie, et la prochaine (la Guerre Froide) qui se pointe à l’horizon.

L’histoire d’amour est touchante et extrêmement bien écrite. Les dialogues sont curieux, formés de petites phrases, parfois les phrases ne faisant qu’un mot ou deux, ce qui confère au tout un style et un rythme particulier et unique. Mais je crois aussi que c’est représentatif des allemands à l’époque, peu bavards, essayant de se faire petits. Il aurait fallu que je porte plus attention, mais il se peut que les américains et les russes aient des phrases plus longues que les allemands.

Steve Soderbergh a en tiré un film en 2007, que je n’ai pas encore vu, un film qui fut rapidement oublié par le public. Selon ce qu’on en dit, l’histoire est très différente et beaucoup moins intéressante que celle du livre, certains personnages ayant vu leur nature même changer dans le processus d’écriture, mais je serais tout de même curieux de le voir pour son côté technique (Soderbergh a filmé le film comme un film noir des années 40, en utilisant des techniques et un jeu d’acteur de l’époque).

Je vous conseille le roman, si vous aimez les intrigues complexes et/ou les histoires d’amour remplies de passion, ou encore les drames historiques.

Publié le 10 décembre 2009 dans: Littérature

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À propos du blogueur

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Tremblay Jean-François

À 32 ans, Jean-François est un diplômé en Arts (concentration Cinéma) de l'Université du Québec à Chicoutimi.

Demeurant à Montréal depuis mai 2007, ce jeune homme curieux est toujours à l'affût de nouveaux sons qui le feront vibrer et d'histoires qui viendront le charmer.

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