Le Club Van Helsing est un club sélect de chasseurs de monstres de tout acabit, du vampire au monstre marin. Comme le dit la quatrième couverture : « à chaque fois un match arbitré par l’un des plus fameux auteurs français issus du polar ou de l’imaginaire ».
Léviatown est le premier roman du Club Van Helsing que j’ai l’occasion de lire: comme je suis en plein dans le public cible d’une telle collection, c’est avec une grande joie que je me suis plongé dans la lecture du roman de Philip Le Roy, qui fut récipiendaire du Grand Prix de la Littérature policière en 2005.
Dans Léviatown, Le Roy s’attaque au Léviathan, l’un des quatre princes des ténèbres. En 2011, la Freedom Tower a remplacé les tours jumelles abattues pendant les célèbres attentats du 11 septembre 2001, et la tour est le nouveau refuge de Léviathan, qui, après l’effondrement des tours, a regagné les abysses, provoquant diverses catastrophes naturelles sur son passage, avant de revenir s’incarner dans la Freedom Tower, construite par Freedom Corp, compagnie qui s’active à nuire au CVH.
Pour affronter le monstre, Kathy Khan, descendante de Gengis Khan et formée au ninjutsu, jeune et belle Eurasienne plus dangereuse que tous les autres membres du CVH réunis, est désignée.
Kathy et plusieurs autres chasseurs se rendent à New York pour détruire l’égrégore (un regroupement d’esprits qui forment un esprit autonome, indépendant) qui donne vie à Léviathan. Dès leur arrivée, ils sont confrontés à des ennemis, et bientôt Kathy Khan se retrouve seule avec une autre chasseuse (Samsonite, chasseuse de loups-garous).
Aidées par le Père Paul, un religieux, elles tentent de rencontrer le président de Freedom Corp, Sammaël Ferryman. Pour ce faire, elles suivent la piste de la pièce « This is the new shit », qui aurait été trouvée enregistrée sur un cellulaire dans les décombres du WTC 2 ans avant la sortie de l’album la contenant.
L’auteur amène ses protagonistes, dans un déluge d’hémoglobine et d’action, dans les dédales d’une tour remplie d’étages cachés, d’escaliers dérobés, d’ascenseurs truqués. La narration est axée sur l’action… mais les péripéties sont tellement nombreuses qu’elles en deviennent étourdissantes. Le roman en est un d’apprentissage, aussi, car Kathy Khan est jeune et naïve : elle ne connaît rien de la vie, en dehors de ses techniques de ninja. Elle découvrira l’amitié et l’amour pendant ses aventures qui se déroulent à un train d’enfer, jusqu’à la conclusion surprenante et bien tournée.
Bref, j’ai apprécié la lecture, même si par moments, j’ai fait une surdose des scènes d’action ininterrompues. Le Roy sait raconter et tenir le lecteur en haleine, et ce premier contact avec le CVH me donne l’envie de plonger plus loin dans cette aventure!
Publié le 15 juin 2009 dans: Littérature, Jeunesse
Auteur de romans pour les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Intervenant auprès des enfants et des adolescents, grand amateur de littérature éclatée, du fantastique sous toutes ses formes. Écrit des romans qui carburent à l'action et aux émotions fortes.
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