
Un classique en théâtre, une comédie du 17e siècle qui fait rire aujourd'hui, une œuvre que vous pouvez lire même si vous n'êtes pas étudiant.
Cependant, dans mon cas, j'ai dû le lire pour un cours en littérature au Cégep. Mais je connaissais l'œuvre en tant que tel puisque j'avais dû en jouer un extrait (Acte I Scène 5) il y a deux ans. J'ai rapidement compris pourquoi on en parle encore car le Malade Imaginaire de Molière m'a touché.
Pour ceux qui ne connaisse pas l'histoire, en voici un court résumé:
Argan est un hypocondriaque chronique qui se fait naïvement floué par son médecin, Monsieur Purgon, et son apothicaire, Monsieur Fleurant, qui lui trouve toutes sortes de maladies. Il en devient obsédé. Angélique, sa fille, tombe en amour avec Cléante, un homme qu'elle a rencontré lors de sa seule sortie au théâtre. Mais voilà que son père l'a promise à un autre, le neveu de Monsieur Purgon. Passant ses intérêts avant ceux de sa fille, il souhaite avoir un gendre médecin qui puisse prendre soin de lui. Angélique devra donc convaincre son père et elle le fera grâce à Toinette, la servante impudente colorée qui utilisera un stratagème bien particulier.
J'ai aimé le rythme de ce texte théâtrale. L'humour est bien dosé, le contexte historique facilement comprenable et la vue de l'auteur face à la médecine de son époque est tout simplement évidente et crevante de scepticisme.
J'ai bien ri lorsque, naïvement, Argan a commenté d'idiot le personnage de l'opéra de Cléante alors que ce personnage le représentait.
Bien que les dialogues sont globalement faciles à comprendre, il est préférable de rechercher les mots dit difficiles pour bien saisir le contexte dans lequel ils sont utilisés. Pour ce faire, je vous conseille la version des Éditions Beauchemin étudié par Luc Bouvier. Dans ce livre-ci les mots plus compliqués sont tous définis en bas de pages.
Je veux rappeler que Molière était un homme du peuple et qu'il écrivait POUR le peuple. Il y dans ses textes toute la compassion qu'il avait pour les gens de campagne qu'on appauvrissait au compte de Louis XIV.
Donc sur ce, allez-y, gâtez-vous avec ce malade et n'attendez pas qu'on vous en commande la lecture, vous pourriez rater quelque chose.
Publié le 13 octobre 2009 dans: Littérature
Bénévole au Salon du Livre du Saguenay depuis trois ans par choix et par passion du monde littéraire, il étanche sa soif dans les pages encrées d'histoires captivantes. Ses doigts fredonnent de tant à autre son clavier, sa tête se vidant du surplus d'imagination.
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