
« Bienvenue ! », une voix rocailleuse émane du cœur du public vers les cowboys plus que fringants sur la scène du National. « Merci…C’est qu’on reste à 30 minutes de Montréal alors on se sent comme chez nous. »
Chez eux ils l’étaient et le public, en cercle intime et chaleureux, leurs a fait honneur. On aurait pu se boucher les oreilles, les bottes cognaient le sol au rythme du violon de Marie-Annick Lépine et de la guitare de Jean-François Pauzé. Les bouches fredonnaient avec ardeur les paroles de « Manifestation, Ti-cul, plus rien ou encore Les étoiles. ». Les sourires de la foule ricochaient sur la bonne humeur des musiciens.
Après leurs concerts donnés à guichet fermé à la célèbre salle parisienne L’Olympia, Les cowboys entament une nouvelle tournée au Québec suite au lancement de leur dernier album « Sur un air de déjà vu ». Leur interprétation se démarque notamment par la prestance de la belle violoniste. Gracieuse, se dandinant tel un serpent, Marie Annick caresse son violon avec fluidité et vigueur. On ne se lasse pas de la regarder jouer. Il ne manque plus que d’entendre sa voix pour être complètement submergé par son charme. Karl Tremblay, quant à lui, interpelle par la profondeur de ses paroles. Il fustige le déséquilibre de l’économie actuelle et son effet pervers sur l’écologie ainsi que la répartition des richesses. Son air sympathique fait transparaître le côté épicurien et bon vivant du collectif. Il est accompagné par l’autre membre pilier du groupe, Jean François Pauzé, tantôt concentré sur son instrument, puis tout d’un coup en furie telle une toupie sur scène.
Les cowboys avec la popularité de leurs albums précédents avaient tous les ingrédients pour lever la température de la salle. Seul mécontentement, on aurait aimé plus de chansons du nouvel album pour le découvrir davantage. Comme le nom l’indique, Sur un air de déjà vu, peut-être étaient-ils mois inspirés par ce dernier. Alors, amoureux du folklore québécois, rendez-vous au théâtre National cette semaine pour 2 heures de folie !
Publié le 25 février 2009 dans: Franco
Je suis née à Brest, en France en 1983, j’ai grandi entourée de l’océan atlantique et de la chaleur des bretons. Avec un père baroudeur et une mère ouverte sur le monde, j’ai été élevée dans une atmosphère qui porte à découvrir d’autres univers, à sortir ...
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