Questions à Dominike Audet

18 octobre 2010 | par Soizic Josse
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pour L’âme du minotaure, son premier roman. Une sortie très attendue!

Résumé de l'éditeur

En septembre 1941, Katherine Lindemann, une jeune Berlinoise qui travaille pour le docteur SS Karl Gebhardt, se rend à Prague où elle rencontre et passe la nuit avec un homme dont elle ignore alors l'identité. Le lendemain, Katherine découvre qu'il n'est autre que le général SS Reinhard Heydrich, nouvellement nommé Protecteur du Reich à Prague et chef des services de sécurité. Commence alors une passion charnelle entre les deux amants. Heydrich s'efforce toutefois de conserver la tête froide pour mener à bien sa tâche, l'élimination des Juifs d'Europe, tandis que Katherine assume mieux ses sentiments, car elle ignore l'ampleur et l'horreur de la mission de son amant. Dans la 1re partie du roman, c'est Katherine qui raconte leur histoire jusqu'au moment où Heydrich est victime d'un attentat. Dans la réalité, l'événement s'est réellement produit et a entraîné la mort du général.

Dans la 2e partie de L'âme du minotaure, c'est Heydrich, dont la survie a été tenue secrète par Himmler, qui prend le relais de la narration. Exilé en Suisse pour diriger clandestinement les services de sécurité, Heydrich, marqué par de longs mois de souffrance, est confronté au labyrinthe de ses souvenirs et parvient de moins en moins à assumer le rôle qu'il a tenu durant la guerre. Cette prise de conscience est accélérée par l'arrivée de Katherine à qui il devra confier ses terribles secrets, au risque qu'ils se perdent tous deux au cour d'un labyrinthe de culpabilité et de remords.

1. Tout d’abord, qui êtes vous ?

Je suis animatrice de radio depuis onze ans. Immédiatement après mes études au Collège radio de Québec, j’ai travaillé dans une station de Rimouski, où j’ai d’ailleurs rédigé la majeure partie de mon roman. Depuis 2008, j’anime une émission de fin de semaine au FM93.

2. Vous nous offrez un premier roman très audacieux et pas sur n’importe quel sujet. C’est toujours dangereux de s’attaquer au nazisme, surtout en y intégrant une histoire d’amour. Pourquoi ce sujet et quelle est la genèse de ce roman ?

Un sujet dangereux lorsqu’on s’y plonge au hasard et sans discernement. Ce ne fut pas mon cas.

Quiconque lit le roman en entier constate que plusieurs de mes personnages, fussent-ils hauts placés dans la hiérarchie du Parti national-socialiste, émettent des réserves ou des doutes quant à leur allégeance au Parti et à la pertinence de leurs actions. L’histoire d’amour existe afin d’intégrer ces personnages à travers un regard extérieur, à travers les yeux d’une jeune femme qui fait partie de cet univers sans en connaître les vérités. Nous pouvons donc suivre l’évolution (ou la dégradation) de l’état d’esprit d’un homme coupable qui doit révéler tous ses sombres secrets ou perdre celle qu’il aime.

Mon histoire permet de connaître les événements les plus déterminants de la vie du général Reinhard Heydrich, racontés par lui, et de le voir les remettre en question, grâce au recul qu’il prend. Graduellement, il se rendra compte de l’horreur de ses gestes et il réalisera avoir sacrifié tout ce qui aurait pu faire de lui un véritable humain au profit de vaines illusions de pouvoir.

3. Plusieurs années pour rédiger ce premier livre, qu’est-ce que l’écriture de ces 900 pages vous a amenée à faire ?

En vérité, il a fallu huit ans pour achever ce roman. Un an après le début du processus, il m’a semblé évident que, pour donner de la crédibilité à l’histoire, je devais aller à Berlin et à Prague. Entrer dans un camp de concentration nous oblige à saisir la terrible réalité racontée dans les livres, et de visiter les sites où des événements ont eu lieu durant la Seconde Guerre mondiale m’a aidée à me mettre dans la peau de mon personnage afin de relater les choses de son point de vue.

4. Votre livre est en librairie depuis le 21 septembre. Comment L’âme du minotaure a-t-il été accueilli par la critique et le public ?

Jusqu’à présent, je ne peux certainement pas me plaindre. Les critiques sont excellentes. Pour ce qui est du public, les gens qui ont lu mon livre et qui m’écrivent emploient tous la même phrase : « Nous l’avons dévoré ! »

5. Va-t-on vous voir au Salon du livre de Montréal ?

Certes, j’y serai.

  • Le jeudi 18 novembre de 14 h 30 à 16 h et de 19 h 30 à 21 h ;
  • le vendredi 19 novembre de 14 h à 15 h 30 et de 17 h 30 à 18 h 30 ;
  • le samedi 20 novembre de 9 h 30 à 11 h, de 15 h 30 à 17 h et de 19 h 30 à 21 h ;
  • le dimanche 21 novembre de 13 h à 14 h 30.

6. Qu’attendez-vous de votre avenir littéraire ? Un prochain livre en tête ?

J’ai plusieurs manuscrits en cours d’écriture. Considérant mes méthodes de travail, j’aurai évidemment à me déplacer dans les pays où se déroulent mes histoires, mais mon style ne changera pas, même si je compte m’attaquer à d’autres époques, à d’autres hommes tourmentés. J’adore raconter l’Histoire à ma façon !

CB: Merci beaucoup Dominike d'avoir répondu à nos questions, ne reste plus qu'à dévorer le livre!

Publié le 18 octobre 2010 dans: Littérature québécoise

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1 commentaire

Par Saphir le 20 octobre 2010
Si vous faites tirer un livre.....Oui je le veux......Mon parrain ayant fait cette guerre oui je m'y intéresse beaucoup et.....Merci :)

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