
Bonjour à tous et à toutes. L’heure est grave.
C’est en direct du Salon du livre de Trois-Rivières que je vous écris, dans une chambre avec vue sur le fleuve, en attendant de descendre prendre l’apéro. Une fois l’apéro consommé, j’irai m’asseoir sur une chaise pendant une heure et demie pour jaser avec les G.E. (gentils expéditionnaires) du Septentrion et des 400 coups– une jasette entrecoupée de visites de lecteurs qui viendront me dire à quel point ils m’aiment. Peut-être même que mon éditeur me servira un petit verre de porto blanc à un moment ou à un autre, à moins que Michel, depuis le stand de Coups de tête, ne m’attire dans un piège diabolique à base de rhum antillais.
Alors oui, chers amis, l’heure est grave. Gravissime, puisque je vous ai savamment roulés dans la farine avec mon titre. En vérité, sachez que les auteurs, dans les Salons du livre, pour peu qu’ils maîtrisent l’art de faire taire leur égo disloqué par l’absence de files d’attente devant leur œuvre, n’ont point besoin de guide de survie – seulement d’un bon plan qui les aide à retrouver leur chemin dans les dédales des stands de maisons d’édition.
Certes, quelques Jeunauteurs angoissés s’entêtent à voir la vie en noir et à faire ressortir les côtés sombres et inquiétants des salons du livre. On ne les en empêchera pas (surtout s’ils pondent des B.D. hilarantes sur le sujet), mais pour ma part, je vous l’avoue, je m’y amuse bien.
Trêve de galéjades et de carabistouilles! Je dois y aller, je n’ai pas le choix, le devoir m’appelle. Je prendrai mon apéro à votre santé, c’est promis!
Publié le 26 mars 2010 dans: Porte-Parole
Auteure des Chroniques d'une mère indigne, tome 1 et 2, et porte-parole du Grand Prix Littéraire Archambault ainsi que du Grand Prix de la Relève Littéraire Archambault.
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