Sept comme Setteur, Patrick Senécal

15 juin 2010 | par Mathieu Fortin
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Le bonhomme est plus effroyable que vous le croyiez!

Patrick Senécal - Sept comme Setteur - Roman d’épouvante - Éditions de la Bagnole - Collection Gazoline

Patrick Senécal est, depuis la sortie du roman Le Vide, au printemps 2007, un écrivain en vue dans les médias. Ses univers sombres, violents, pervers et malsains font la joie de dizaine de milliers de lecteurs, et chacun de ses romans est en passe d’être adapté au cinéma. Quand Senécal a annoncé, au printemps, qu’il envisageait de publier un roman pour jeunes, je me suis demandé comment il pourrait adapté son écriture, mais surtout, comment il s’y prendrait pour effrayer les plus jeunes.

A-t-il réussi son pari? Oui. Sept comme Setteur est un roman intéressant, même s’il n’atteint pas l’intensité des autres romans de Senécal. L’histoire est simple : Nat, un jeune garçon, est kidnappé par le Père Noël, qui l’amène dans la maison de Monsieur Setteur, qui est en fait le bonhomme Setteur. Comme il s’efface de nos souvenirs collectifs, son existence est menacée. Il a donc décidé d’utiliser d’autres icônes de l’enfance pour continuer à vivre : le Père Noël, La Fée des Dents et le Lapin de Pâques travaillent donc pour lui.

Au fil du temps, et avec l’aide de sa sœur, Rom, Nat tentera de contrecarrer les plans de Monsieur Setteur.

L’écriture de Senécal est, comme toujours, efficace et droit au but. L’histoire est intéressante, et j’imagine qu’elle fera frissonner les plus jeunes et pourra plaire aux plus vieux, même si le rythme est très différent de celui auquel Senécal nous a habitués. Les lecteurs attentifs pourront remarquer la petite référence faite à un roman précédent, comme Senécal le fait à tous ses livres. Au chapitre des petits points qui ont dérangé ma lecture, il y a les multiples notes de bas de page : l’auteur aurait dû utiliser des mots que les jeunes connaissent, plutôt que de donner des synonymes en bas de page (est-ce la faute de l’auteur ou de l’éditeur?)

Les éditions de la Bagnole offrent, en plus du roman, un petit supplément appelé « Dossier Gazoline », qui comprend des appendices intéressants : on y retrouve une définition des romans d’épouvante, une « biographie » du bonhomme Sept-Heures ainsi qu’une explication de l’utilité des dialogues et du dénouement. C’est un must, et tous les romans de cette collection bénéficient du même traitement.

Bref, à lire pour compléter votre collection Senécal, mais gardez en tête que c’est un roman pour jeunes, sinon vous pourriez être déçu... en attendant le prochain roman jeunesse de l'auteur, cet automne!

Publié le 15 juin 2010 dans: Jeunesse

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À propos du blogueur

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Mathieu Fortin

Auteur de romans pour les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Intervenant auprès des enfants et des adolescents, grand amateur de littérature éclatée, du fantastique sous toutes ses formes. Écrit des romans qui carburent à l'action et aux émotions fortes.

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