The Black Windmill: une épatante série B d'espionnage (1974)

23 mars 2010 | par Mathieu Lemée
visuel de l'article

Malgré ses nombreux rôles et une carrière très diversifiée, il semble que le film d'espionnage soit un genre qui colle à la peau de l'acteur Michael Caine. Aussi bien le dire tout de suite, le genre lui va comme un gant et THE BLACK WINDMILL vient d'ailleurs le confirmer.

Alors qu'il sortait de l'école, le jeune fils d'un officier des services secrets britanniques, le major John Tarrant, est enlevé par les membres d'une organisation terroriste. Ceux-ci exigent comme rançon des diamants dont la négociation doit servir à lutter contre eux. Tarrant essaie d'obtenir de ses supérieurs les diamants en question mais ils refusent de payer la rançon.

Tarrant décide alors de voler les diamants lui-même pour libérer son enfant sans savoir que les ravisseurs manigancent un complot en sous-main pour que la police soupçonne Tarrant du kidnapping de son propre fils. Après avoir échappé à la mort et s'être fait ravir les diamants, Tarrant est maintenant certain que l'enlèvement de son fils et le coup monté contre lui pour le faire accuser, a été mis au point par un traître caché parmi ses supérieurs et il s'emploie alors à le démasquer.

Quittant le contexte américain pour aller tourner en sol britannique, le prince de la série B policière Don Siegel n'a pas du tout semblé dépaysé car l'on constate à nouveau l'excellence de sa mise en scène. Il a effectivement su tourner un autre film d'action enlevant aux péripéties habilement imbriquées les unes dans les autres.

L'intrigue bien écrite, développe des situations et des rebondissements tellement vigoureux et bien amenés que l'on a même pas le temps de s'apercevoir s'ils sont invraisemblables ou forcés. Le suspense qui en découle s'avère donc soutenu et les auteurs ont su glisser au passage quelques touches d'ironie subtiles dans la caractérisation des personnages.

Derrière la duplicité et la violence qui est de règle dans le film d'espionnage, Siegel a encore su faire ressortir des sentiments humains plausibles, éléments que l'on a tendance à oublier dans son oeuvre. La trame sonore de Roy Budd, habitué à composer pour des films d'action, est dynamique et solide comme il en est capable.

Ne reste plus qu'à attendre et espérer la sortie en DVD de ce long-métrage pour que ceux qui ne l'ont pas encore vu puissent en profiter pleinement. Michael Caine est rien de moins qu'efficace dans le rôle d'un héros aux abois.

Publié le 23 mars 2010 dans: Action

Share

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

captcha

À propos du blogueur

Pochette
Mathieu Lemée

Baccalauréat en histoire et certificat en scénarisation cinématographique. J'ai une passion pour le cinéma, les arts, la lecture, l'écriture la musique, les musées, les sports et la culture générale. J'écris actuellement des chroniques sur le cinéma, le sport, l'humour et la culture sur 4 sites web ...

Billet(s) récent(s) du blogueur