Éloi Paré

Sonate en fou mineur

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Éloi Paré est un triste cas de « maniacose littéraire ». Cette maladie mentale bénigne, qu’il a contractée suite à l’influence de sa grand-mère, l’a rendu obsédé par les livres dès l’adolescence et l’a condamné à en lire un très grand nombre, dénichés dans de nombreuses bibliothèques et librairies. Ça l’a aussi poussé à noircir du papier afin d’écrire encore des romans.

Il a quelques qualités, de nombreux défauts, et une caractéristique incertaine : le perfectionnisme aiguë, qui n’est pas vraiment une qualité puisqu’il n’est jamais satisfait de ce qu’il fait. En plus, ça énerve tout le monde dans son entourage, ce qui le torture puisque chaque critique est la preuve qu’il n’est pas parfait. Il ne désespère cependant pas de changer d’ici sa mort et de devenir imperfectionniste.

Comme il est aussi très lent, la scène suivante s’est produite plusieurs fois à l’école secondaire : il continuait à écrire sur sa copie d’examen tandis que le professeur essayait de la lui enlever, le temps étant écoulé.

De nombreuses années plus tard, c’est-à-dire l’an dernier, il a publié son premier roman, maintenant en nomination pour le Prix Archambault de la Relève : Sonate en fou mineur.

Ce roman, dans lequel Éloi Paré dit avoir mis énormément de lui-même, se passe en grande partie dans un asile psychiatrique à sécurité maximum. Ceci serait une coïncidence selon l’auteur, qui, au lieu de dédicacer comme tout le monde avec un texte du genre : « Merci de me lire et bonne lecture », écrit en général : « Merci de lire ce roman dans lequel j’ai mis beaucoup de moi-même mais ce n’est qu’une coïncidence s’il se passe dans un asile psychiatrique. »

Une coïncidence. Humhumhum.

Dans le civil et pour gagner sa vie, il travaille en informatique, où selon lui : « Personne ne comprend ce que je fais. Même pas moi. »

Il ne se prend pas toujours au sérieux, cependant il prend la littérature très au sérieux, ainsi que la musique.

Le résumé de Sonate en fou mineur suit, mais lisez surtout l'extrait ici, car un extrait vaux mille résumés…

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Sonate en fou Mineur - Guy Saint-Jean

Pascal est un compositeur doué, rongé par le désir de composer une sonate, un chef-d'oeuvre qui le propulsera au sommet de son art. Pour y parvenir, il occupe plusieurs petits boulots jusqu'à ce qu'il décroche un emploi de rêve : gardien de nuit à l'institut Saint-Martin, un hôpital psychiatrique.

Là, dans le silence de la nuit, son inspiration pourra éclore sans entrave, croit-il ; il n'aura plus qu'à la laisser courir sur son piano le matin venu. C'est dans cet endroit étrange, où les couloirs résonnent de bruits lugubres et sinistres, qu'il fait la connaissance de Tristan, un jeune homme interné à cause d'une histoire sordide. Prisonnier de l'hôpital depuis sept ans, celui-ci tente de convaincre Pascal qu'il est sain d'esprit et qu'il doit à tout prix être libéré.

Intrigué, le musicien-gardien se fait prendre au jeu des questions que Tristan lui impose. Et chaque nuit, Pascal alimente le jeune homme d'anecdotes banales, tranches de vie sans intérêt, qui pourtant captivent son auditeur. Ainsi s'installe une relation toute particulière où chacun devient indispensable à l'autre.

Les récits du gardien prennent une dimension insoupçonnée lorsqu'ils révèlent l'existence d'Agathe Dumas. Pascal devient bien malgré lui l'instigateur d'une relation épistolaire entre le patient et la jeune femme, chacun envoûté par l'existence de l'autre. Et c'est parmi ces méandres que le compositeur trouvera la « clé » de l'inspiration qu'il espérait tant, à un moment aussi surprenant qu'inattendu...

Découvrez un extrait du livre!

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